Brigitte de Nolières
                                
Brigitte de Nolières
Extraits du recueil "Réflexions faites" :

Entrée en matière

Je compare souvent mon esprit à l’éponge.
Je regarde. J’écoute. Et quelquefois, je plonge
La tête la première, dans de sombres pensées
Que je ressors parfois, sous forme de pamphlets.

L’image représente assez bien la nature
De ce que je ressens, face à mon écriture.
Quand mon esprit sature, à force d’absorber
L’eau sale qui s’écoule de certains robinets,

Je dois prendre un stylo pour retrouver la paix.

J’arrive quelquefois en alignant les mots,
À calmer mon esprit, à trouver le repos.
Mais je ne prétends pas avoir la solution,
Pour régler les problèmes, que tous, nous rencontrons.

Je ne veux pas paraître donneuse de leçons.
Je ne suis qu’une femme, qui pense à sa façon.
Je n’ai pas l’intention de provoquer de troubles,
Encore moins de souffler sur les braises qui couvent.

Si je dois provoquer, un jour, des réactions,
J’aimerais que ce soit des prises de positions,
Et non des explosions de violence inutile
Qui laissent sur les hommes des traces indélébiles.

Je ne veux pas avoir un rôle provocateur.
J’aimerais simplement, pouvoir rayer la peur,
D’un seul trait de stylo, et mettre à la corbeille,
La peur du lendemain, et celles de la veille,

La peur de tous les autres, ceux qu’on ne connaît pas,
La peur de l’agression, de la faim et du froid,
La peur d’être malade, et la peur de souffrir,
La peur de vieillir seul, et la peur de mourir.

Hommes, femmes et enfants de la planète bleue
Courent un grand danger, à vivre sous des cieux
Perturbés, pollués, assombris par l’orage,
Qui peut se déclencher, et causer des ravages.

Mais ce qui, aujourd’hui, parait insurmontable
Peut s’avérer demain, une chance incroyable
De rebâtir un monde où l’homme retrouvera
Cette place centrale, qu’il avait autrefois.

29 avril 2009

 
Brigitte de Nolières